Prince iS dead - Page 2
-
ils sont forts les Fred...
-
Le vent éteint les braises et ravive les fournaises .... Mais le vent ne souffle pas et toi tu es loin de moi ...
-
putain de St valentin
Elle avait été gâtée pour la st valentin. Son mari avait fait garder les enfants et il l'avait emmenée près d'un lac où ils avaient planté une toile de tente vite fait et sortis les cannes à pêche.
Déjà pour Noël il l'avait comblée en lui offrant ce qu'elle espérait depuis des années à savoir une boule à neige personnalisable. Elle avait mis dedans sa plus belle photo de Laponie et régulièrement elle secouait cette boule magique pour regarder tomber la neige sur ce paysage fabuleux.
Cette nuit ils n'avaient pris aucun poisson et pas l'ombre d'une touche ne fit frétiller les bouchons mais l'essentiel était ailleurs. Il avait enfin compris la vie dont elle rêvait depuis des années et avait su tout faire pour qu'elle en profite le plus possible. Ils avaient passé une partie de la nuit à partager le même duvet sous la toile pour se tenir chaud et se sentir l'un contre l'autre à ne rien faire d'autre qu'écouter leurs coeurs battre à l'unisson. Ils s'étaient endormis comme ca et les premiers rayons du soleil lui fit ouvrir les yeux. Elle avait le visage étincelant et reposé un sourire de vainqueur figé à la bouche et s'étirait comme une chatte tout en se disant que quand on est bien, dormir à même le sol est aussi confortable qu'un matelas posé sur un sommier. Elle le sentait contre elle mais les sensations étaient différentes de la nuit. Elle voulu ouvrir la fermeture éclaire du duvet mais n'arrivait pas à la trouver alors elle se redressa et........... putain de vie de merde!!!!
elle était dans sa chambre et il ronflait comme un goret à ses cotés. Elle lui balança un méchant coup de coude dans les cotes en lui disant de se lever qu'il allait être en retard pour le boulot. Il fila dans la salle de bain en lui lâchant un sale bonjour et elle resta un long moment silencieuse dans le lit.
Les images de la nuit lui revenant aussitôt en mémoire, la tente, les cannes, le duvet, la boule à neige, le visage qu'elle avait regardé avant de s'endormir....pas celui de l'homme dans la salle de bain non, LE visage, celui qu'elle dessine sur l'oreiller à coté d'elle quand elle est seule dans son lit. Un visage de fou barré d'un sourire de dingue et des yeux pétillants d'amour et d'imagination. La trogne, la pomme, la gueule de polio gogole du seul homme qui aurait été capable de trouver des boules à neiges dans une boutique de souvenir du sahara pour elle, le seul qui aurait pu l'emmener pêcher à la patinoire en faisant des trous dans la glace comme sur la banquise rien que pour la faire rigoler, celui qui aurait plonger nu dans la fontaine de la grande place pour l'emmener nager avec les dauphins, le seul amour qu'elle ait jamais eu, le seul capable de lui faire passer la nuit dehors dans un duvet en plein hiver alors qu'elle dort chez elle...
elle entendit son mari sortir de la salle de bain et lui demander si le café est prêt...
elle se leva du lit, pris une grande respiration, et tout en avançant vers la cuisine, murmura:
- putain tu me manques
sur la table de la salle a manger traînait un emballage de papier cadeau froissé et à coté un superbe service à raclette qui n'allait pas tarder à rejoindre dans le placard, le magnifique robot mixeur multifonction de noel
-
juste écouter et ne rien dire...
-
you had your head on my shoulder you had your hand in my hair
A long time ago came a man on a track
walking thirty miles with a pack on his back
and he put down his load where he thought it was the best
made a home in the wilderness
he built a cabin and a winter store
and he ploughed up the ground by the cold lake shore
and the other travellers came riding down the track
and they never went further, no, they never went back
then came the churches then came the schools
then came the lawyers then came the rules
then came the trains and the trucks with their loads
and the dirty old track was the telegraph road
Then came the mines - then came the ore
then there was the hard times then there was a war
telegraph sang a song about the world outside
telegraph road got so deep and so wide
like a rolling river. . .
And my radio says tonight it's gonna freeze
people driving home from the factories
there's six lanes of traffic
three lanes moving slow. . .
I used to like to go to work but they shut it down
I got a right to go to work but there's no work here to be found
yes and they say we're gonna have to pay what's owed
we're gonna have to reap from some seed that's been sowed
and the birds up on the wires and the telegraph poles
they can always fly away from this rain and this cold
you can hear them singing out their telegraph code
all the way down the telegraph road
You know I'd sooner forget but I remember those nights
when life was just a bet on a race between the lights
you had your head on my shoulder you had your hand in my hair
now you act a little colder like you don't seem to care
but believe in me baby and I'll take you away
from out of this darkness and into the day
from these rivers of headlights these rivers of rain
from the anger that lives on the streets with these names
'cos I've run every red light on memory lane
I've seen desperation explode into flames
and I don't want to see it again. . .
From all of these signs saying sorry but we're closed
all the way down the telegraph road -
mon cadeau que je me fait pour la st valentin
-
C'est arrivé près de chez vous...
C'est arrivé près de chez vous et vous avez fait quoi?
C'est arrivé près de chez vous, ça pourrait être chez toi
Ca n'arrive pas que chez les autres et quand c'est chez soi
on se dit que le pire est évité mais j'ai fait quoi?
-
Regarde maman...
Hey regarde maman, le mec qui marche devant nous....il ressemble au monsieur que tu avais en photo dans ton médaillon? Tu sais bien, celui que tu portais toujours autour du cou.
Dis donc maman, c'est bizarre d'ailleurs que tu n'aies plus de nouvelles de lui ou que tu le vois plus.
Pourtant quand tu lui parlait au téléphone, qu'est ce que t'étais belle! On aurait dit que tu changeais de visage... même que dès fois on t'entendait rigoler avec lui. Tu sais, t'avais beau nous dire que c'était papa au téléphone, nous on savait bien que c'était pas lui. Vous vous êtes disputés? C'est pour ca qu'il te téléphone plus? Ou alors c'est parce que t'étais toujours triste quand tu raccrochais...
tu sais, plusieurs fois on t'a entendu dire je t'aime quand tu lui parlais, t'avais beau chuchoter, on entendait quand même et ca nous faisait rigoler. On se regardait et on disait maman elle a un amoureux heu!!!!! mais on le disait pas devant toi ni devant papa parce qu'on avait peur que vous vous disputiez encore.
Maman tu sais, on aimerait bien que tu nous fasses encore chanter dans ton portable des chansons et que tu lui envoies après, qu'est ce qu'on rigolait en chantant et toi t'avais les yeux qui brillaient comme jamais, d'ailleurs tes yeux ils brillent plus maman depuis quelques temps et puis surtout tu recommences à être tout le temps sur ton ordinateur comme avant que tu le rencontres. Tu fais quoi sur ton ordinateur maman? T'essayes de le retrouver ou tu crois que quelqu'un d'autre peut venir à sa place? Et puis souvent on voit que tu lis des textes en blanc sur une page noire et violette et à chaque fois ca a l'air de te faire de la peine.
Maman....maman...pourquoi quand je te dis ca tu as les yeux rouges et le nez qui coule?
-
sLave 2 love
Il n'était jamais retourné dans cette somptueuse demeure depuis qu'il la connaissait. Il n'avait plus eu envie de ces soirées depuis qu'il l'avait rencontrée. Toutes les personnes présentes lors de sa dernière venue se remémoraient pourtant cette nuit là comme d'une des plus belles et intenses. Tous se souvenaient de lui et de la créature qui l'accompagnait. Rarement un homme s'était présenté avec une telle femme, peu de gens avaient réussit à obtenir une telle osmose entre le dominant et la dominée. Quand ils étaient entrés dans le salon, tout le monde s'était retourner vers eux, ils dégageaient une si grande sensualité une si belle perversité que les maîtres et maîtresses présents se sentaient comme des amateurs. Lors de la mise sur le marché, pour la nuit, des soumis, il récolta suffisamment pour passer la nuit avec trois belles inconnues. Sa créature électrisait les pièces adjacentes au salon où elle était emmenée et par dévotion et l'envie de rendre son maître fier d'elle, se donnait corps et âme à ceux qui avaient offert si cher pour la posséder une nuit.
De son coté, lui s'amusait des trois belles qu'il avait à sa disposition, se rendant vite compte que, malgré leurs années de soumission, elles étaient à peine plus éduquées qu'un labrador.
Puis il l'avait connu quelques jours après cette soirée et sa vie bascula complètement.
Plus besoin de ces rapports de force, plus besoin de ces contraintes, plus besoin de tout ce cirque, il avait juste gardé en marche son imagination pour la faire rêver.
Quand il entra dans le salon, les gens le saluèrent poliment de la main, certains lui souriaient, les autres se parlaient à l'oreille. Oui, c'était bien lui, mais pourquoi diable était il seul, Où était donc sa créature?
Sa créature....il lui avait avouer qu'il avait rencontré quelqu'un et qu'il pouvait, si elle le souhaitait, la recommander à un de ses amis pour qu'elle puisse continuer avec quelqu'un de confiance, mais ils étaient vite arrivé à la conclusion que c'était une mauvaise idée et il lui avait alors rendu sa liberté.
Il savait qu'elle vivait maintenant avec un gentil garçon qui avait su la séduire par sa délicatesse et que malgré une sexualité quelque peu trop classique, il arrivait à la rendre heureuse.
Il s'installa dans un luxueux fauteuil, ferma les yeux un instant, les images de son histoire lui éclaboussaient le cerveau alors, il se releva, fit un signe courtois de la main aux convives, s'excusa auprès des hôtes de la soirée et retourna à sa voiture.
Comment pouvait il encore prétendre être un maître quand pendant un an il ne fut qu'ésclave de son amour?
Comment pourrait il dominer quelqu'un alors que lui avait été mis à genoux par cette femme?
Comment réussirait il à être crédible en donneur d'ordres alors qu'il avait accouru au moindre sifflet?
Décidément, plus rien n'allait dans ce monde, il était temps de songer au suivant...
-
Les chiffres et les lettres....
Consonne R
voyelle I
voyelle I
consonne S
consonne R
voyelle E
consonne C
consonne F
et enfin voyelle A
tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac diiiinnng doooong
-
Madame Agony?
-
9 lettres
-
Monsieur Isdead?
-
Pas mieux...
-
SACRIFIER
clap clap clap clap clap clap clap clap
-
Il y'avait aussi SCARIFIER.....
-
-
La cécité des anges
Seth est un ange : immortel, invisible, et surtout, totalement étranger aux sensations de ce monde. Comme tout ange, sa mission est de venir en aide au commun des mortels, en les réconfortant dans leurs joies comme dans leurs peines, avant de les emmener vers une autre vie. Un jour, Seth est ému par le désarroi de Maggie, une cardiologue qui s'accuse à tort de la mort de son patient. L'amour impossible d'un ange trop humain pour une simple mortelle au visage trop angélique. -
par la fenêtre
Elle s'affairait à ne rien faire quand son portable se mit à vibrer. "Vous avez reçu un sms". Elle afficha le message, c'était lui l'expéditeur.
-je suis en bas de chez toi regarde par la fenêtre
elle s'approcha discrètement, jeta un coup d'oeil discret vers la rue.
Où est-il? se demanda-t-elle
elle ne le voyait pas alors elle ouvrit la fenêtre en grand.
Au même moment elle reçu un autre sms
-pourquoi regardes tu par la fenêtre?
C'est vrai ... pourquoi faisait elle ca? Elle fit « répondre » sur son mobile et tapa maladroitement sur le clavier
parce que tu me manques
elle n'avait plus qu'a envoyer sa réponse, juste à valider l'envoi.
Était-ce de la fierté, de la honte ou de la peur qui finalement lui avait fait effacer son message?
Elle posa son téléphone, retourna devant sa fenêtre, colla sa bouche contre la vitre et laissa son souffle embuer le carreau. Son doigt se posa sur la marque et elle dessina le visage de celui qu'elle aime, le visage qui vient hanter ses nuits et ses moments de mélancolie.
Tout en cherchant du regard sa silhouette d'amoureux déjanté elle écrivit sous le dessin
je t'aime Fred!!
De sa manche elle effaça le dessin, s'allongea sur son canapé la tête dans ses mains et s'effondra en sanglots comme quand elle était encore une enfant.
Il était assis sur son canapé, il n'attendait pas de réponse de toute façon. Il ferma les yeux, pensa de tout son être à elle, ses mains commencèrent à chauffer puis la chaleur fit place au touché...ils étaient connectés ensemble malgré la distance. Il ne pleurait pas et pourtant des larmes roulaient sur sa joue. Il tira la langue sur un coté, attrapa une goutte qui ruisselait. La larme qu'il goûtait n'était pas à lui, elle avait son goût, sa saveur.
-
sOLo bOy
-
Fracasser les miroirs
Elle avait fracassé tous les miroirs de chez elle, elle ne regardait plus les vitrines des magasins pour ne pas risquer de se voir. Elle ne supportait plus sa tête, sa silhouette, sa démarche et par dessus tout elle ne supportait plus son regard. Elle avait bien essayé de perdre du poids et avait coupé sa frange mais ca ne suffisait pas pour oublier ce qu'elle pensait définitivement d'elle-même. Toutes les personnes qui la connaissaient de près ou de loin et qui la croisaient dans les rues de la ville, ne croisaient rien d'autre qu'une femme à moitié morte les yeux dans le vague et le coeur gonflé. Elle avait repris sa vie d'avant, sa vie morne, plate et tellement fade à coté des heures fabuleuses passées auprès de lui. Une vie tellement quelconque qu'elle ressemblait à toutes les vies qu'elle avait toujours eu en horreur. Juste quelques rêves à ne plus pouvoir partager, redevenir reine inutile d'une cour abrutissante de pseudos amis où elle puisera ses futurs amants, ceux à qui on ne dit jamais je t'aime et qui n'ont de tout façon, aucune envie de prendre son coeur puisque le reste les intéresse bien davantage, redevenir une femme sans histoire, anonyme, tellement invisible qu'elle même ne se voyait plus. Elle avait ressorti ses albums de Cali en même temps qu'elle avait rangé ses pinceaux et l'amour au fond de sa cave. Assumer son choix, sa fuite en silence, était une épreuve insurmontable et tellement illusoire. Elle s'en mordait tellement les doigts que sa bouche finit par déraper et entailler ses poignets...elle a cesser de vivre le jour où elle aurait du renaître et ses cendres furent dispersées sur un pauvre bout de gazon d'un mémorial impersonnel alors qu'elle aurait mérité les étendues de neige du pays du père Noël. Raphaël chantait post restante et tous les gens présents pleuraient à chaude larmes sa disparition, lui, caché derrière une tombe, vêtu d'un long manteau noir et d'un bonnet, les écouteurs visés dans les oreilles, fredonnait:
Well she's walking through the clouds
with a circus mind
that's running wild
Butterflies and zebras and moonbeams
and fairly tales,
That's all she ever thinks about...
Riding the wind
When I'm sad she comes to me
with a thousand smiles
she gives to me free
It's alright, she says,
it's alright,
Take anything you want from me,
anything.
Fly on, little wing. -
Le mur
Elle cachait son mal derrière des banalités. Elle parlait de régime, de cinéma gore et tout un tas d'autres futilités mais ne pouvait s'empêcher de laisser des marques et des symboles de sa souffrance. Elle peignait des mots et elle écrivait ses maux sur un mur virtuel et lui, chaque jour, il passait devant et s'arrêtait pour contempler sa vie...
il avait aussi son mur à lui où il déposait les tags de son malheur et il savait qu'elle passait devant et que ce qu'elle voyait lui faisait d'abord du mal mais en même temps tellement de bien....
elle cachait son mal et lui ses souffrances. Il ne leur restait plus qu'a se rendre compte que le mur était le même pour tous les deux et qu'ils avaient chacun leur coté. Il suffisait qu'il fasse tomber ce mur pour être à nouveau face à face et encore une fois que leurs mains se tendent vers l'autre.
Ils avaient déjà vaincu les twin towers , il n'avait plus qu'a refaire tomber le mur de Berlin
-
Neige
Il avait recommencé à se défoncer. C'était une solution de facilité mais il n'avait pas trouver d'autre moyen de ne plus avoir mal. Il avait toujours eu un penchant pour les excès et pendant longtemps il ne s'était privé de rien. Tant que son corps supporterait le traitement infligé à coup de seringues , de grands débordements le long de la ligne blanche, il continuerait à transformer son corps en laboratoire. Et puis il avait tout stoppé quand il s'était rendu compte que, finalement, tout ce cirque n'était rien d'autre qu'une façade pour que les autres ne le voit pas comme il était réellement et surtout que ca lui évitait de regarder les autres. Keith Richard avait bon dos et le rock'n'roll aussi. Il avait tenu bon sans artifice dans le monde du réel, il avait réussit à soutenir le regard des autres, à surmonter ses complexes, et même parfois à être charmant.
Charmant...c'était étrange ce mot quand il l'entendait prononcé à son attention. Pourquoi pas séducteur aussi?
Quand elle lui disait « tu es mon prince lapon », il était tellement fier d'avoir réussit à être enfin suffisamment en vie pour entendre ca, quand elle lui répondait « moi aussi je t'aime, tu es ma folie, mon plus beau rêve », il était aux anges, elle était son ange.
Quand ils parlaient de grandes étendues de neige où ils iraient courir pour attraper froid juste pour pouvoir se réchauffer l'un contre l'autre, il pensait au fond de lui que la vie pouvait parfois faire des miracles et transformer une vulgaire poudre blanche longtemps son amie, en une puissante déferlante d'amour, de rire, de plaisir et de volupté.
Ce soir la, quand il comprit qu'elle ne rentrerait plus à la maison, il enfila son manteau pris sa voiture et roula sans même réfléchir. C'est dingue comme en dix ans les villes ne changent pas. Il se gara à la même place qu'avant, fit quelques mètres, s'engouffra dans une ruelle qui débouchait sur une grande place. Rien n'avait bouger, comme si le temps s'était figé en attendant qu'il revienne.Les prix avait augmentés mais moins que le litre de gasoil à la pompe.
Quand il fut rentré chez lui, il ouvrit le sachet, étala sur la table la substance et avec sa carte bleue, il écrivit LAPONIE.
-
Je dois à Cali...
Je dois à Cali mes rôts
les plus futiles de mes sanglots
mes haut-le coeurs, mes meurtrissures
mes bleus à l'ame, mes moisissures
mais je lui dois pas que du moche
approche....
-
Les ex...
Elle avait gardé le contact avec ses ex. quelque soit la raison qui les avait poussé à se séparer. Certains d'entre eux, malgré leurs mensonges, leur trahison ou même le peu d'interêt qu'ils pouvaient avoir,étaient devenus des amis. Pas de ceux à qui on peut tout dire ni trop se confier. D'abord parce qu'ils avaient refait leur vie et certains étaient encore amoureux d'elle. Peu importe leur passé commun, à partie du moment où ils avaient vécu des choses ensemble, ils restaient dans son entourage et chacun a leur manière comptait. Tous sauf un... chaque fois qu'elle avait quitté un homme, elle lui avait dit droit dans les yeux. Elle en a fait souffrir plus d'un comme par vengeance. Comme si le fait de jouer avec les hommes guérirait les blessures de l'enfance. Chaque fois qu'elle s'était faite larguer, elle avait encaissé sans douleur. De toute façon quand on n'aime pas, on ne souffre pas...
pour lui, c'était différent. Elle était partie sans rien dire, sans rien laissé paraître. Elle se souvient même lui avoir dit je t'aime la veille de son départ, d'ailleurs ce sont les derniers mots qu'elle lui à dit. De toute sa vie, elle n'avait jamais dit je t'aime sans le penser, et cette fois la c'était encore la vérité. Mais elle ne pouvait plus vivre comme ca, elle ne pouvait plus vivre avec lui, juste parce qu'on ne vit pas avec son double, on ne vit pas avec soi-même. Quand elle est partie, elle l'aimait encore plus que tout au monde et ne connaissait pas d'amour aussi grand à part celui qu'il avait pour elle. Il lui faisait peur parce qu'elle avait peur d'elle-même.
Elle avait tellement révé de cette histoire qu'elle avait toujours peur de se réveiller avant la fin, elle avait tellement peur qu'elle s'interdisait de rêver.
Elle avait gardé le contact avec ses ex, tous sauf un... parce qu'il n'en sera jamais un, on ne fait pas de son futur un ex...
-
Dieu avait mis un kilt...y'a du y'avoir des fuites
-
La dernière clope
Il ne vivait plus depuis des mois. A vrai dire il n'avait pratiquement jamais été en vie. Il est né quand il avait déjà presque quarante ans et il est mort quelques mois plus tard, une sorte de mort subite du nourrisson mais pour quasiquadra. Tué par une bonne résolution, de celles qu'on prend en janvier quand tout est beau, quand les yeux des gens brillent encore des lumières et des décorations des villes, quand les enfants se racontent encore ce qu'ils viennent d'avoir comme cadeaux, lui il avait fini comme une dernière cigarette qu'on fume jusqu'au filtre en se disant « après celle la, j'arrête! ». d'ailleurs, il aurait sûrement préféré avoir la tête écrasée dans un cendrier déguisé en pare-brise et il lui avait dit dès le début de leur histoire: mourir dans un accident de voiture
la gueule en sang contre un mur
est certainement moins douloureux
que de n'être plus rien dans tes yeux.
elle avait trouver ca beau, romantique ou tout autre mot qui vient à l'esprit d'une femme qui ne sait pas aimer, qui ne sait pas être aimée et surtout qui parle trop souvent de mort et de la souffrance pour vraiment savoir ce que c'est, en tout cas elle avait été incapable de faire la différence entre quatre vers et une dernière volonté...
janvier, le mois des bonnes intentions, des résolutions mais jamais des révolutions, sans dire un mot, elle quitta leur histoire en le laissant seul avec leurs projets, leurs rêves, leur folie et surtout le poids de leur amour à porter seul.
quand elle abandonna l'amour qui les unissait comme on déposait un bébé trop encombrant jadis sur les marches d'une église, elle n'avait pas compris qu'elle ne fumait pas sa dernière cigarette jusqu'au filtre, elle ne se rendait pas compte qu'elle l'avait juste allumée, tiré une ou deux lattes et laissé se consumer toute seule sur le bord de la fenêtre sans même avoir la délicatesse de l'écraser un bonne fois pour toute...

