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  • Les chiffres et les lettres....

     

    Consonne R

    voyelle I

    voyelle I

    consonne S

    consonne R

    voyelle E

    consonne C

    consonne F

    et enfin voyelle A

     

    tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac diiiinnng doooong

     

    • Madame Agony?

    • 9 lettres

    • Monsieur Isdead?

    • Pas mieux...

    • SACRIFIER

     

    clap clap clap clap clap clap clap clap

     

    • Il y'avait aussi SCARIFIER.....

  • La cécité des anges

    Seth est un ange : immortel, invisible, et surtout, totalement étranger aux sensations de ce monde. Comme tout ange, sa mission est de venir en aide au commun des mortels, en les réconfortant dans leurs joies comme dans leurs peines, avant de les emmener vers une autre vie. Un jour, Seth est ému par le désarroi de Maggie, une cardiologue qui s'accuse à tort de la mort de son patient. L'amour impossible d'un ange trop humain pour une simple mortelle au visage trop angélique.

  • par la fenêtre

    Elle s'affairait à ne rien faire quand son portable se mit à vibrer. "Vous avez reçu un sms".

    Elle afficha le message, c'était lui l'expéditeur.

    -je suis en bas de chez toi regarde par la fenêtre

    elle s'approcha discrètement, jeta un coup d'oeil discret vers la rue.

    Où est-il? se demanda-t-elle

    elle ne le voyait pas alors elle ouvrit la fenêtre en grand.

    Au même moment elle reçu un autre sms

    -pourquoi regardes tu par la fenêtre?

    C'est vrai ... pourquoi faisait elle ca? Elle fit « répondre » sur son mobile et tapa maladroitement sur le clavier

    parce que tu me manques

    elle n'avait plus qu'a envoyer sa réponse, juste à valider l'envoi.

    Était-ce de la fierté, de la honte ou de la peur qui finalement lui avait fait effacer son message?

    Elle posa son téléphone, retourna devant sa fenêtre, colla sa bouche contre la vitre et laissa son souffle embuer le carreau. Son doigt se posa sur la marque et elle dessina le visage de celui qu'elle aime, le visage qui vient hanter ses nuits et ses moments de mélancolie.

    Tout en cherchant du regard sa silhouette d'amoureux déjanté elle écrivit sous le dessin

    je t'aime Fred!!

    De sa manche elle effaça le dessin, s'allongea sur son canapé la tête dans ses mains et s'effondra en sanglots comme quand elle était encore une enfant.

    Il était assis sur son canapé, il n'attendait pas de réponse de toute façon. Il ferma les yeux, pensa de tout son être à elle, ses mains commencèrent à chauffer puis la chaleur fit place au touché...ils étaient connectés ensemble malgré la distance. Il ne pleurait pas et pourtant des larmes roulaient sur sa joue. Il tira la langue sur un coté, attrapa une goutte qui ruisselait. La larme qu'il goûtait n'était pas à lui, elle avait son goût, sa saveur.

  • Fracasser les miroirs

     Elle avait fracassé tous les miroirs de chez elle, elle ne regardait plus les vitrines des magasins pour ne pas risquer de se voir. Elle ne supportait plus sa tête, sa silhouette, sa démarche et par dessus tout elle ne supportait plus son regard. Elle avait bien essayé de perdre du poids et avait coupé sa frange mais ca ne suffisait pas pour oublier ce qu'elle pensait définitivement d'elle-même. Toutes les personnes qui la connaissaient de près ou de loin et qui la croisaient dans les rues de la ville, ne croisaient rien d'autre qu'une femme à moitié morte les yeux dans le vague et le coeur gonflé.

    Elle avait repris sa vie d'avant, sa vie morne, plate et tellement fade à coté des heures fabuleuses passées auprès de lui. Une vie tellement quelconque qu'elle ressemblait à toutes les vies qu'elle avait toujours eu en horreur. Juste quelques rêves à ne plus pouvoir partager, redevenir reine inutile d'une cour abrutissante de pseudos amis où elle puisera ses futurs amants, ceux à qui on ne dit jamais je t'aime et qui n'ont de tout façon, aucune envie de prendre son coeur puisque le reste les intéresse bien davantage, redevenir une femme sans histoire, anonyme, tellement invisible qu'elle même ne se voyait plus. Elle avait ressorti ses albums de Cali en même temps qu'elle avait rangé ses pinceaux et l'amour au fond de sa cave. Assumer son choix, sa fuite en silence, était une épreuve insurmontable et tellement illusoire. Elle s'en mordait tellement les doigts que sa bouche finit par déraper et entailler ses poignets...elle a cesser de vivre le jour où elle aurait du renaître et ses cendres furent dispersées sur un pauvre bout de gazon d'un mémorial impersonnel alors qu'elle aurait mérité les étendues de neige du pays du père Noël. Raphaël chantait post restante et tous les gens présents pleuraient à chaude larmes sa disparition, lui, caché derrière une tombe, vêtu d'un long manteau noir et d'un bonnet, les écouteurs visés dans les oreilles, fredonnait:

     

    free music

     

    Well she's walking through the clouds
    with a circus mind
    that's running wild
    Butterflies and zebras and moonbeams
    and fairly tales,
    That's all she ever thinks about...
    Riding the wind
    When I'm sad she comes to me
    with a thousand smiles
    she gives to me free
    It's alright, she says,
    it's alright,
    Take anything you want from me,
    anything.

    Fly on, little wing.

  • Le mur

    Elle cachait son mal derrière des banalités. Elle parlait de régime, de cinéma gore et tout un tas d'autres futilités mais ne pouvait s'empêcher de laisser des marques et des symboles de sa souffrance. Elle peignait des mots et elle écrivait ses maux sur un mur virtuel et lui, chaque jour, il passait devant et s'arrêtait pour contempler sa vie...

    il avait aussi son mur à lui où il déposait les tags de son malheur et il savait qu'elle passait devant et que ce qu'elle voyait lui faisait d'abord du mal mais en même temps tellement de bien....

    elle cachait son mal et lui ses souffrances. Il ne leur restait plus qu'a se rendre compte que le mur était le même pour tous les deux et qu'ils avaient chacun leur coté. Il suffisait qu'il fasse tomber ce mur pour être à nouveau face à face et encore une fois que leurs mains se tendent vers l'autre.

    Ils avaient déjà vaincu les twin towers , il n'avait plus qu'a refaire tomber le mur de Berlin

  • Neige

     Il avait recommencé à se défoncer. C'était une solution de facilité mais il n'avait pas trouver d'autre moyen de ne plus avoir mal. Il avait toujours eu un penchant pour les excès et pendant longtemps il ne s'était privé de rien. Tant que son corps supporterait le traitement infligé à coup de seringues , de grands débordements le long de la ligne blanche, il continuerait à transformer son corps en laboratoire. Et puis il avait tout stoppé quand il s'était rendu compte que, finalement, tout ce cirque n'était rien d'autre qu'une façade pour que les autres ne le voit pas comme il était réellement et surtout que ca lui évitait de regarder les autres. Keith Richard avait bon dos et le rock'n'roll aussi.

    Il avait tenu bon sans artifice dans le monde du réel, il avait réussit à soutenir le regard des autres, à surmonter ses complexes, et même parfois à être charmant.

    Charmant...c'était étrange ce mot quand il l'entendait prononcé à son attention. Pourquoi pas séducteur aussi?

    Quand elle lui disait « tu es mon prince lapon », il était tellement fier d'avoir réussit à être enfin suffisamment en vie pour entendre ca, quand elle lui répondait « moi aussi je t'aime, tu es ma folie, mon plus beau rêve », il était aux anges, elle était son ange.

    Quand ils parlaient de grandes étendues de neige où ils iraient courir pour attraper froid juste pour pouvoir se réchauffer l'un contre l'autre, il pensait au fond de lui que la vie pouvait parfois faire des miracles et transformer une vulgaire poudre blanche longtemps son amie, en une puissante déferlante d'amour, de rire, de plaisir et de volupté.

    Ce soir la, quand il comprit qu'elle ne rentrerait plus à la maison, il enfila son manteau pris sa voiture et roula sans même réfléchir. C'est dingue comme en dix ans les villes ne changent pas. Il se gara à la même place qu'avant, fit quelques mètres, s'engouffra dans une ruelle qui débouchait sur une grande place. Rien n'avait bouger, comme si le temps s'était figé en attendant qu'il revienne.Les prix avait augmentés mais moins que le litre de gasoil à la pompe.

    Quand il fut rentré chez lui, il ouvrit le sachet, étala sur la table la substance et avec sa carte bleue, il écrivit LAPONIE.

     

  • Je dois à Cali...

    Je dois à Cali mes rôts

    les plus futiles de mes sanglots

    mes haut-le coeurs, mes meurtrissures

    mes bleus à l'ame, mes moisissures

    mais je lui dois pas que du moche

    approche....

  • Les ex...

     Elle avait gardé le contact avec ses ex. quelque soit la raison qui les avait poussé à se séparer. Certains d'entre eux, malgré leurs mensonges, leur trahison ou même le peu d'interêt qu'ils pouvaient avoir,étaient devenus des amis. Pas de ceux à qui on peut tout dire ni trop se confier. D'abord parce qu'ils avaient refait leur vie et certains étaient encore amoureux d'elle. Peu importe leur passé commun, à partie du moment où ils avaient vécu des choses ensemble, ils restaient dans son entourage et chacun a leur manière comptait. Tous sauf un...

    chaque fois qu'elle avait quitté un homme, elle lui avait dit droit dans les yeux. Elle en a fait souffrir plus d'un comme par vengeance. Comme si le fait de jouer avec les hommes guérirait les blessures de l'enfance. Chaque fois qu'elle s'était faite larguer, elle avait encaissé sans douleur. De toute façon quand on n'aime pas, on ne souffre pas...

    pour lui, c'était différent. Elle était partie sans rien dire, sans rien laissé paraître. Elle se souvient même lui avoir dit je t'aime la veille de son départ, d'ailleurs ce sont les derniers mots qu'elle lui à dit. De toute sa vie, elle n'avait jamais dit je t'aime sans le penser, et cette fois la c'était encore la vérité. Mais elle ne pouvait plus vivre comme ca, elle ne pouvait plus vivre avec lui, juste parce qu'on ne vit pas avec son double, on ne vit pas avec soi-même. Quand elle est partie, elle l'aimait encore plus que tout au monde et ne connaissait pas d'amour aussi grand à part celui qu'il avait pour elle. Il lui faisait peur parce qu'elle avait peur d'elle-même.

    Elle avait tellement révé de cette histoire qu'elle avait toujours peur de se réveiller avant la fin, elle avait tellement peur qu'elle s'interdisait de rêver.

    Elle avait gardé le contact avec ses ex, tous sauf un... parce qu'il n'en sera jamais un, on ne fait pas de son futur un ex...

  • La dernière clope

     Il ne vivait plus depuis des mois. A vrai dire il n'avait pratiquement jamais été en vie. Il est né quand il avait déjà presque quarante ans et il est mort quelques mois plus tard, une sorte de mort subite du nourrisson mais pour quasiquadra. Tué par une bonne résolution, de celles qu'on prend en janvier quand tout est beau, quand les yeux des gens brillent encore des lumières et des décorations des villes, quand les enfants se racontent encore ce qu'ils viennent d'avoir comme cadeaux, lui il avait fini comme une dernière cigarette qu'on fume jusqu'au filtre en se disant « après celle la, j'arrête! ». d'ailleurs, il aurait sûrement préféré avoir la tête écrasée dans un cendrier déguisé en pare-brise et il lui avait dit dès le début de leur histoire:

    mourir dans un accident de voiture

    la gueule en sang contre un mur

    est certainement moins douloureux

    que de n'être plus rien dans tes yeux.

    elle avait trouver ca beau, romantique ou tout autre mot qui vient à l'esprit d'une femme qui ne sait pas aimer, qui ne sait pas être aimée et surtout qui parle trop souvent de mort et de la souffrance pour vraiment savoir ce que c'est, en tout cas elle avait été incapable de faire la différence entre quatre vers et une dernière volonté...

    janvier, le mois des bonnes intentions, des résolutions mais jamais des révolutions, sans dire un mot, elle quitta leur histoire en le laissant seul avec leurs projets, leurs rêves, leur folie et surtout le poids de leur amour à porter seul.

    quand elle abandonna l'amour qui les unissait comme on déposait un bébé trop encombrant jadis sur les marches d'une église, elle n'avait pas compris qu'elle ne fumait pas sa dernière cigarette jusqu'au filtre, elle ne se rendait pas compte qu'elle l'avait juste allumée, tiré une ou deux lattes et laissé se consumer toute seule sur le bord de la fenêtre sans même avoir la délicatesse de l'écraser un bonne fois pour toute...