Il y'avait celles qu'il baisait comme pour les punir de ne pas être elle, comme pour la punir de ne pas être la, comme pour se punir d'être ici. Il y'avait aussi celles à qui il posait un baiser sur les lèvres pas vraiment par envie mais plutôt pour chercher le goût et la texture de ses lèvres à croquer. Chacune avait son interêt même minime, toutes avaient su profiter de ses égarements. Il avait besoin de se pourrir la tête et le corps dans les bras de ces femmes. Les moments passés avec elles n'avaient pour unique but que de se sentir mal le lendemain matin au réveil. Il avait tellement eu peur de la perdre qu'il avait fini par réussir et pour pallier le manque il n'avait pas trouver d'autres moyens que d'attendre chaque fois les résultats de ses tests HIV. Il baisait sans capote parce qu'il était de toute façon déjà en sursis sur terre et que l'angoisse de l'attente était un palliatif à l'angoisse de l'absence.