La cour de tes amants virtuels
qui ne savent pas combien t'es belle
je parle pas d'enveloppe charnelle
et dont l'amour superficiel
plonge ta vie artificielle
dans un avenir au gout de fiel
alors qu'à l'autre bout du ciel
tu aurais pu avoir le miel
les doux parfums de caramel
loin des dragueurs de caramail
qui ne voient en toi que le sexuel
et revent de finir à l'hotel
j'ai offert les heures de ma vie
les plus folles les plus jolies
les plus fortes les plus sombres aussi
à t'aimer comme un incompris
par ma famille et mes amis
pour finir comme un sans abris
plus personne à qui dire merci
de m'aimer de me tenir en vie
juste parce que la peur t'a dit
oublie ce con et ses envies
de courir a poil sous la pluie
laisse le se soigner chez sa psy
est ce qu'un seul de tes soupirants
te fait rougir regulierement
par sms discretement
quand à la caisse tu attends
que le jeune homme plutot charmant
passe tes kiri et ta brosse à dents
pour te dire exactement
à combien ton ticket gagnant
pendant que le vigil sournoisement
matte ton cul de femme enfant
et s'imagine en bandant
qu'il te prend sur le tapis roulant
souris tu quand tu croises une tête
de gnou avec des lunettes
dans la rue en faisant tes emplettes
en achetant tes cigarettes
est ce que parfois tu regrettes
d'avoir souffler sur l'allumette
de notre amour, d'être une girouette
un jour tu pleurs l'autre c'est la fête
mais après tout pourquoi au fait
être heureuse quand sur un coup de tête
on peut juste dire on arrette
adieu Roméo et Juliette