A quoi te sert de dormir
Si au matin tu dois souffrir
A quoi te sert de rêver
Puisque tu vas te réveiller
A quoi bon faire des cauchemars
Si ça ne décuple pas le cafard
A quoi bon continuer de croire
Quand il ne reste plus d’espoir
Pourquoi continuer à vivre
Quand tu sais ce qui délivre
Du mal qui sans cesse te ronge
De l’enfer où tu plonges
Pourquoi encore imaginer
Vos deux corps enivrés
De vos parfums de vos pigments
De vos souffles incandescents
A quoi sert encore d’espérer
Quand la vie t’a tout retiré
Le rêve l’espoir et le désir
L’envie d’aimer et de sourire
De toute façon personne ne t’aidera
A la faire revenir dans tes draps
Personne n’a envie d’être la
Pour qu’elle revienne dans tes bras
Putain tu l’aimes et tu en crèves
Et chaque soleil qui se lève
Au lieu de briller un peu plus fort
Te rend chaque jour un peu plus mort
Plus rien d’autre n’a d’importance
Que les longues heures de son absence
Que les douleurs que les souffrances
Que l’attente des grandes vacances
Que tu offriras à ton corps
Quand pour de bon tu seras mort
L’inexorable chute vers les enfers
N’est rien d’autre qu’une prière
Pour être délivré enfin
Du mal d’aimer, de ce chagrin
Pour croire peut être qu’un jour prochain
Dans une autre vie, un autre destin
Vos chemins se croisent à nouveau
Toujours plus fort, encore plus beau
Et que cette fois bien accrochées
Vos mains ne se desserrent jamais